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Fast Fast Forward

Parlons... prix

Par

Comme pour toute conversation faisant suite à une série de catastrophes naturelles, il convient de garder à l’esprit la souffrance –y compris les pertes humaines– que ces événements ont entrainée. Nos gestionnaires de sinistres et ingénieurs du risque travaillent sans relâche pour aider les individus, les entreprises et les collectivités touchés à se remettre de ces événements tragiques. Nous reviendrons d’ailleurs dans les semaines à venir sur les mesures que nous avons mises en place pour les accompagner.

Le but de cet article est de proposer un aperçu des dynamiques qui animent le marché de la ré/assurance depuis les pertes catastrophiques étant survenues cette année. Le sujet est intimement lié aux mécanismes fondamentaux de notre activité et au rôle des marchés de capitaux dans notre secteur.

Le contour des implications de ces récents sinistres sur le marché de la ré/assurance commencent à se dessiner. Voici ce que nous en pensons.


Notre matière première

La dynamique actuelle ne nous est pas inconnue : lorsque l’offre, pour une matière première essentielle, évolue, les conditions sur les marchés qu’elle concerne peuvent être bouleversées, et les clients sont la plupart du temps affectés.

Les Néo-Zélandais, par exemple, souffrent en ce moment d’une pénurie de pommes de terre suite à de fortes pluies qui ont détruit 30 pour cent des plants de la saison. Les grands distributeurs ont d’ores et déjà prévenu les consommateurs que les stocks de chips seront, dans les mois à venir, limités et que le prix de ces dernières augmentera.

Il en va de même pour la ré/assurance. Notre matière première la plus importante est la capacité de souscription que nous sommes en mesure de fournir. Et quand les coûts associés à cette capacité évoluent, les clients –à travers le monde– peuvent s’attendre à être affectés, qu’ils aient été impactés, ou non, par l’un des trois ouragans de catégories 4 et 5 qui ont jeté leur dévolu sur les Caraïbes et les États-Unis, ou l’un des tremblements de terre dévastateurs ayant touché le Mexique. Sans oublier les nombreux autres événements étant survenus cette année : typhons, feux de forêt, tornades, tempêtes de grêle.

Nos modélisations de ces risques catastrophiques anticipent ces événements extrêmes –bien que leurs estimations puissent être larges. En réponse aux récents ouragans et tremblements de terre, nos mécanismes de protection –parmi lesquels la réassurance et les obligations catastrophe (ou « Cat Bonds »)– ont fonctionné comme prévu et nous sommes, aujourd’hui, dans une très bonne position pour continuer à répondre aux besoins de nos clients.

Néanmoins, les ouragans Harvey, Irma et Maria (HIM), le tremblement de terre au Mexique –mais également le cyclone Debbie en Australie, le typhon Hato en Asie du sud-est et l’ouragan Ophelia en Irlande, ainsi que les autres événements catastrophiques de 2017– vont avoir des répercussions sur le secteur. Bien que l’étendue complète des dommages n’ait pas encore été établie, les pertes liées à HIM sont estimées entre 75 et 100 milliards USD.


Faisons le calcul

Les pertes assurées que nous, ainsi que d’autres ré/assureurs, avons commencé et continuerons à payer ne représentent qu’une partie de l’équation. Le contexte, plus large, est le suivant :

Un marché sous-tarifé pendant plusieurs années, en particulier dans les branches où les cycles sont courts. Aujourd’hui, les marges sont faibles.

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Les coûts liés à la réassurance sont de plus en plus influencés par les capitaux alternatifs ; les investisseurs sont prêts à soutenir le secteur a posteriori, mais exigent un retour sur investissement plus élevé.

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Au vu des événements de cette année, les actionnaires de compagnies de ré/assurance exposées aux catastrophes naturelles s’attendent à ce que les taux de rendement augmentent.

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Les conversations des ré/assureurs avec leurs courtiers et leurs clients lors des renouvellements risquent d’être différentes de celles qu’ils ont pu avoir l’année dernière.

Nombre des acteurs proposant des couvertures en rétrocession –la réassurance de la réassurance– couvriront les pertes associées aux récents événements. Ces pertes, cependant, vont entamer une partie de leurs fonds, et l’offre en capacité se resserrant, le coût de ces couvertures va certainement augmenter. Cette augmentation, à son tour, risque d’affecter les fonds des réassureurs. Et ainsi de suite. Cela signifie qu’un acheteur d’assurance, bien qu’il n’ait pas nécessairement été exposé aux événements de ces derniers mois, ressentira sous doute l’effet de ce contrecoup qui intervient pourtant en amont dans la chaîne de valeur.

Pour notre part, nous sommes convaincus que des changements sur le marché sont nécessaires. Comme l’a expliqué notre Président Directeur Général, Mike McGavick, lors de l’annonce de nos derniers résultats, nous pensons que les prix vont augmenter. Le monde du risque est différent aujourd’hui de ce qu’il était avant ces événements. Porter des risques est devenu plus cher. C’est pourquoi il est parfaitement raisonnable de s’attendre à ce que les prix deviennent plus réalistes, sur le long terme. Cette évolution, au cas par cas, doit être adaptée à chaque type d’entreprise et commensurée aux risques qu’elles courent. Nous n’adopterons pas une approche unique, rigide, mais nous sommes certains que ces changements sont justifiés et qu’ils seront positifs sur le long terme.


Aller de l’avant

Il ne faut pas, cependant, penser que les négociations liées aux renouvellements se concentreront sur les prix. Notre savoir-faire s’étend de la souscription à la gestion de sinistres, de l’analyse à la tarification du risque. Notre objectif est, comme toujours, de concevoir des solutions de gestion et de transfert du risque intelligentes et efficaces en termes de coût, tout en générant un retour sur investissement pour nos actionnaires. Et nous devons maintenir des conditions de marché durables, adaptées à un environnement où des événements climatiques plus inhabituels et extrêmes sont susceptibles de se produire.

Cela signifie que nos experts vont devoir travailler main dans la main avec nos clients et nos courtiers pour mettre en place des programmes efficaces et économiques –et adopter une approche créative quant à l’utilisation des rétentions, des sous-limites et des exclusions– pour s’assurer que nos polices couvrent leurs risques de manière adéquate.

Enfin, dans le sillage de ces événements difficiles, l’engagement d’XL Catlin envers ses clients demeure indéfectible. Nous avons déjà versé plusieurs centaines de millions de dollars pour aider les entreprises touchées par HIM à se remettre sur pied, et nous restons parfaitement positionné pour accompagner nos clients dans la gestion de leurs risques, à travers le monde.

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