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Fast Fast Forward

ETI : Comment appréhender ses risques à l’international

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L’un de nos clients français est le principal fournisseur, à travers le monde, d’un ingrédient de base utilisé dans de nombreux produits alimentaires. L’entreprise, fondée dans les années 1850 dans le nord de la France, opère aujourd’hui dans 45 pays, sur cinq continents.

Après avoir pris de l’avance sur ses concurrents en jouant la carte de l’innovation, l’entreprise a démarré son expansion internationale dans les années 1960, à travers une croissance organique et un certain nombre d’acquisitions stratégiques qui lui ont permis de se développer rapidement et de maintenir sa position de leader. Cette success story, qui a vu l’entreprise passer du statut de société familiale locale à celui de véritable multinationale, n’est pas si rare.


Un monde d’opportunités...

Pour le gouvernement français, promouvoir ces trajectoires à succès –en particulier chez les entreprises de taille intermédiaire (ETI) est un objectif très clair. Et ce dernier est encouragé par un certain nombre de statistiques qui permettent de mieux comprendre l’importance et le potentiel de ces entreprises pour l’économie française :

  • En 2015, 125 000 entreprises françaises étaient exportatrices, contre 310 000 et 210 000 respectivement pour nos voisins allemands et italiens.
  • 35% des ETI françaises ont au moins une filiale à l’étranger.
  • Un tiers des ETI françaises ont des salaries à l’étranger.
  • Près de 40% des ETI françaises visent à se développer davantage à l’international.

Pour faciliter leur développement, un nombre considérable de ressources –émanant à la fois du secteur public et du secteur privé– est à disposition des ETI souhaitant étendre leur influence hors de France.

Bpifrance, la banque publique d’investissement française, offre par exemple des services de consulting, de formation et de networking pour soutenir les entreprises françaises et les aider à identifier des opportunités à l’étranger.

Et lorsque que ces dernières ont un business plan en place, Bpifrance peut les soutenir financièrement, notamment via le crédit export. Toute entreprise française peut bénéficier de ces services, mais Bpifrance a fait de l’accompagnement des ETI une priorité.


Bien comprendre son environnement

De manière générale, les ETI françaises sont bien informées quant aux risques associés à leurs opérations et à leur secteur d’activité. Pour les entreprises d’agroalimentaire, par exemple, prévenir toute contamination est un impératif. Pour les sociétés d’ingénierie et de construction, limiter l’éventualité d’un défaut de conception tombe sous le sens. Les entreprises des sciences de la vie, quant à elles, comprennent que s’assurer de la sûreté et de la fiabilité de leurs appareils médicaux et de leurs traitements est essentiel.

 

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Lorsque les entreprises s’internationalisent, elles doivent reconsidérer leurs risques à la lumière de leurs nouveaux environnements.

 

En revanche, lorsque les entreprises s’internationalisent, elles doivent reconsidérer ces risques à la lumière de leurs nouveaux environnements –qu’ils soient de nature géographique, sociopolitique, juridique ou culturelle. Et, bien souvent, elles doivent également mesurer, gérer et minimiser une longue liste de nouveaux risques, spécifiques à leurs nouvelles implantations et auxquels elles n’étaient auparavant pas confrontées.

En France, le risque de dommages liés à un ouragan, un typhon ou un tremblement de terre est faible. Ce risque gagne bien entendu en importance pour une entreprise qui planifie l’ouverture d’un site de production, d’un entrepôt ou d’un laboratoire de recherche aux États-Unis, dans un pays du Golfe. Au Mexique. Ou bien encore en Thaïlande.

L’assurance individuelle accident est un autre exemple pertinent. Alors que ce type de couverture n’est pas nécessaire pour les employés basés en France, les employés français visitant une filiale étrangère ou en expatriation doivent être couverts dans l’éventualité d’un accident ou d’une urgence médicale.

De nombreuses sociétés ont également besoin d’une couverture d’assurance transport internationale pour protéger leurs marchandises en cours d’acheminement.

Et dans certains pays en voie de développement, l’instabilité politique peut entraîner des événements violents. Lorsque ceux-ci se produisent, certaines infrastructures critiques peuvent être endommagées, voir complètement détruites, et des fournisseurs ou des partenaires peuvent être amenés à faire faillite. Dans certains cas extrêmes, des biens appartenant à une entreprise peuvent également être saisis.

En cas de défaillance d’un client ou d’un fournisseur dans un pays étranger, les procédures de recouvrement peuvent prendre du temps, être coûteuses et –parfois– ne jamais aboutir. L’assurance de crédit est donc essentielle pour les entreprises françaises opérant hors de leurs frontières.


S’associer à des experts internationaux

Les ETI entretiennent souvent d’excellentes relations avec leurs partenaires financiers, y compris leurs courtiers ou leurs agents locaux. Ces derniers, bien que proches de leurs clients et parfaitement aptes à répondre à leurs besoins locaux ou nationaux, peuvent ne pas être équipés pour gérer les contraintes qui vont de pair avec leur internationalisation.

Durant la phase de préparation précédant une expansion internationale, des experts en intelligence économique et en gestion du risque tels qu’Eurasia Group ou S-RM –un partenaire d’XL Catlin– peuvent permettre aux ETI de mieux comprendre le climat sociopolitique d’un pays et les aider à mettre en place des stratégies pratiques pour y être plus résilientes.

Et lorsqu’une ETI met ses projets de développement en œuvre, les courtiers et les assureurs internationaux disposant d’une expertise dans les régions où les pays en question, peuvent accompagner l’entreprise de plusieurs manières.

Ils peuvent, tout d’abord, aider les ETI à identifier et gérer les risques associés aux projets de l’entreprise dans les pays où ils sont eux-mêmes présents, et structurer des stratégies assurantielles leur permettant de minimiser les risques auxquels elles seront confrontées.

Mais surtout, ces partenaires vont s’assurer que leurs clients se conforment aux lois, aux régulations et aux pratiques des pays dans lesquels elles comptent se développer. Ceci est d’autant plus important dans le cas où un sinistre majeur serait amené à se produire, à l’étranger.

Pour beaucoup d’ETI françaises, croître à l’international est une manière attrayante de se développer. Il s’agit cependant d’une stratégie qui peut s’avérer risquée. D’où l’importance d’une planification bien orchestrée et d’un accompagnement par des experts internationaux de l’assurance et de la gestion des risques, qui peuvent permettre à une entreprise soucieuse de se développer de le faire sereinement.


François-Xavier d’Huart est Directeur commercial d’XL Catlin en France. Il est basé à Paris et peut être contacté à francois-xavier.dhuart@xlcatlin.com.

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