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Fast Fast Forward

Big data, IA et IoT : Comment travaillera le risk manager de demain

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Si les données ont toujours été un outil essentiel pour les risk managers – tout comme pour leurs partenaires, qu’ils soient courtiers ou assureurs –, le nombre croissant d’objets connectés à Internet marque le passage à une nouvelle ère et un tournant pour les professionnels du management des risques.

L’Internet des Objets révolutionne ou va révolutionner le paysage industriel. Armée de solutions intelligentes et ultra connectée, l’entreprise optimise ses process, gagne en efficacité opérationnelle mais surtout produit un nombre incalculable de données.  Et c’est précisément l’analyse et l’exploitation de ces précieuses informations qui vont impacter et bousculer le monde du risk management.

A l’occasion du FERMA (forum européen des professionnels du risque et des assurances) qui se tiendra à Berlin du 17 au 20 novembre prochain, j’aurais d’ailleurs l’opportunité de participer à un panel d’experts et d’échanger sur l’impact de l’Intelligence Artificielle (IA) et des données dans la gestion des risques.

Chez AXA XL, nous nous intéressons de près à ce sujet et nous sommes convaincus que les études auxquelles nous participons actuellement vont transformer notre manière d’appréhender, de gérer et de transférer les risques.


IA et données

L’intelligence artificielle fait désormais partie du paysage économique. Selon de récentes études, l’Europe compte environ 1 600 startups spécialisées en intelligence artificielle.

Par de nombreux aspects, l'IA ne se contente pas d'aider les entreprises à travailler plus efficacement, elle leur permet également d'avoir une approche plus sophistiquée de leur gestion des risques.

Je citerais comme exemple concret notre partenariat avec Parsyl Inc., une plateforme de gestion de données liées à la chaîne logistique qui aide les entreprises de transport, les assureurs et leurs clients à suivre les conditions dans lesquelles sont transportés leurs produits sensibles ou périssables.

 

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L’intelligence artificielle fait désormais partie du paysage économique. Selon de récentes études, l’Europe compte environ 1 600 startups spécialisées en intelligence artificielle.

 

Des capteurs placés sur les conteneurs collectent et analysent des données telles que la position, le mouvement, la température, la luminosité et l’humidité. Être capable de suivre et de visualiser les conditions de transport des cargaisons sensibles de nos clients est extrêmement utile. Cela permet à nos ingénieurs préventionnistes de faire des recommandations pratiques pour éviter des pertes ou, le cas échéant, en réduire l'envergure.

C’est cette combinaison d'exploration de données, en pratique irréalisable pour l’être humain, et de capacités humaines d’analyse et de compréhension qui font que des innovations comme celle-ci changent littéralement la donne en matière de gestion des risques.

L’Internet des Objets et l’utilisation de capteurs représentent un développement majeur pour l'assurance et vont faciliter l’assurabilité de certains risques.

Prenons pour exemple les produits sensibles et les vaccins tout particulièrement qui doivent être transportés selon des normes d’hygiène strictes pour ne pas rompre la chaîne du froid et préserver la qualité de la marchandise.  

Dans certaines régions, les informations sont, quand elles existent, tellement parcellaires que les assureurs peinent à obtenir des informations viables quant à la qualité de la marchandise une fois remise à son destinataire.

Il est donc essentiel pour les assureurs d’avoir un suivi très précis, en temps réel et de bout en bout des conditions de transport et d’entreposage des vaccins.

 Une solution à ce problème est en cours d’étude chez AXA XL. Le rôle de l’AI dans ce contexte : analyser des données pour une meilleure appréciation et un meilleur contrôle des risques, basés sur des informations à jour et fiables.

L’avantage sur le plan humain est évident : les vaccins parviennent en plus grand nombre à ceux qui en ont besoin, mais cela permet également de réduire les pertes et de pouvoir assurer les vaccins sur l'ensemble de la chaîne logistique. La proposition d’assurance s’ajusterait donc au plus près des risques réels.


Prévention des risques

Les avancées de l’intelligence artificielle bénéficient également à la prévention des risques dommages et pourraient permettre aux compagnies d’assurance de fournir des services sinistres 24 h/24, 7 j/7 à leurs clients.

Dans ce domaine, nous avons mené une expérience qui consistait à tester la mise en place d'une « boîte noire » dans des zones extrêmement sensibles au feu sur les sites de production d'un client.

Cette boîte noire envoie des données à un tableau de bord des risques qui les actualise en permanence. La maintenance peut donc être effectuée au moment opportun et de manière ciblée, ce qui réduit considérablement le risque de sinistre et, de surcroît, prolonge la durée de vie des actifs de la société.

Les industries dans lesquelles des exigences de sécurité très strictes s’appliquent aux travailleurs – par exemple pour le travail en hauteur ou le transport de matériaux lourds ou dangereux – constituent un autre domaine dans lequel l'analyse des données et l'IA peuvent faciliter le travail des risk managers.

Les technologies vestimentaires peuvent renvoyer des informations – tout comme la boîte mentionnée ci-dessus – afin d’alerter les ingénieurs préventionnistes et les risk managers sur un danger potentiel, ou pour permettre au travailleur de corriger son mouvement ou sa posture avant qu'un accident grave ne se produise.

Néanmoins, pour que ces innovations marquent une réelle différence, un changement de culture sera probablement nécessaire.

Les risk managers devront adopter une approche prudente pour s’assurer, par exemple, que les travailleurs comprennent que c’est leur sécurité qui est contrôlée et non pas leurs mouvements ou leur productivité.


La touche humaine

L’IA et les données ont un impact sur nos vies à bien des égards, mais il est important de rappeler qu’elles ne remplaceront jamais certaines compétences humaines. L’assurance est –et sera toujours– un secteur où l’humain a une place clé. Certains algorithmes d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique sont extrêmement puissants et vont nous permettre d’analyser des données plus rapidement et plus précisément qu’un humain ne pourrait le faire, mais nous devons cependant nous montrer intelligent dans notre utilisation de ces technologies et exploiter leur puissance pour mieux faire notre travail.

Un humain ne peut pas analyser des données à la même vitesse que certaines technologies, mais peut en revanche comprendre l’importance de ces données, nuancer les résultats obtenus et en tirer les enseignements qui s'imposent.

Les risk managers ont un rôle clé à jouer dans les entreprises de tous types et ces nouvelles technologies, j’en suis convaincue, les aideront à faire progresser le métier de la gestion des risques vers une nouvelle ère.

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