Réassurance
Explore our offerings
Explore our offerings
Ressources et outils :

L’assurance du financement aéronautique permet aux compagnies d’investir dans la nouvelle génération d’appareils.

Ecrit par

Senior Underwriter, PRCB

Malgré un contexte économique et géopolitique mondial complexe, le secteur aérien fait preuve d’une résilience remarquable. Le nombre de passagers devrait atteindre un niveau record de cinq milliards cette année, tandis que le trafic aérien devrait progresser de près de 6 %. Et en dépit de l’impact négatif des droits de douane américains, l’industrie est en passe d’enregistrer des bénéfices records de 66 milliards de dollars en 2025, soutenus par une légère hausse des revenus, selon l’IATA.

Plus largement, le transport aérien mondial s’inscrit dans une trajectoire de croissance durable pour les décennies à venir. L’IATA prévoit un doublement du trafic passagers d’ici 2040, porté principalement par la forte croissance en Asie, notamment en Chine et en Inde, l’essor de la classe moyenne à l’échelle mondiale et un accès toujours plus large au transport aérien.

Une demande en forte hausse pour les nouveaux appareils

Pour répondre à cette dynamique, la flotte mondiale devrait presque doubler au cours des vingt prochaines années, ce qui nécessitera plus de 43 400 nouveaux avions, passagers et cargo confondus, selon Airbus. Les compagnies cherchent également à renouveler des flottes vieillissantes et moins efficaces énergétiquement, les nouveaux appareils pouvant être jusqu’à 20 % plus économes en carburant que les modèles qu’ils remplacent.

En 2022, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a adopté un objectif de neutralité carbone pour l’aviation internationale à l’horizon 2050. De son côté, l’Union européenne vise une réduction de 90 % des émissions de transport sur la même période. Sans action, les émissions du secteur pourraient tripler d’ici 2050 par rapport à 2015. Atteindre ces objectifs implique une vague d’innovations et d’investissements, qu’il s’agisse des carburants durables, de la conception des cellules de l’appareil, ou des technologies de motorisation.

Des chaînes d’approvisionnement sous tension

La capacité du secteur à répondre à cette demande dépend toutefois directement des livraisons de nouveaux appareils, aujourd’hui fortement affectées par les pénuries, les retards industriels et l’instabilité géopolitique. Les livraisons accusent désormais un retard d’environ 30 % par rapport à leurs niveaux de pointe, tandis que le carnet de commandes atteint un niveau record de 17 000 avions, bien au-delà de la moyenne annuelle d’environ 13 000 appareils observée entre 2010 et 2019, selon l’IATA.

Les retards de production et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement pourraient coûter plus de 11 milliards de dollars cette année aux compagnies aériennes, en surcoûts de carburant, de maintenance et de location, d’après une étude récente de l’IATA et d’Oliver Wyman. Ces contraintes limitent également l’augmentation des capacités face à une demande en forte croissance. En 2024, la progression du trafic (+10,4 %) a dépassé l’expansion des capacités (+8,7 %), portant le taux de remplissage des avions à un niveau record de 84 %.

Des investissements de plusieurs milliers de milliards de dollars

L’extension de la flotte mondiale et l’atteinte des objectifs climatiques nécessiteront des investissements massifs, tant dans l’acquisition d’appareils que dans la recherche et développement. Selon l’analyste Cirium, près de 3 400 milliards de dollars d’avions neufs devraient être achetés dans le monde au cours des vingt prochaines années. À cela s’ajoutent les coûts liés au développement de technologies à faibles émissions, estimés jusqu’à 350 milliards de dollars sur trente ans par l’Air Transport Action Group.

Le marché du financement aéronautique affiche aujourd’hui un appétit soutenu. Toutefois, des apports de capitaux supplémentaires et une gamme complète de solutions de financement, incluant des prêts adossés à des solutions d’assurance, seront nécessaires pour accompagner l’augmentation de la demande. Des contraintes de capacité peuvent également apparaître lorsque les prêteurs sont fortement exposés à certaines compagnies ou disposent d’une appétence limitée pour des transporteurs situés dans des marchés émergents. Pour y remédier, de nombreux établissements ont recours à l’assurance contre le risque de non-paiement afin de réduire leur exposition au risque de crédit et de libérer du capital.

Balthazar Finance, un levier stratégique

En 2018, AXA XL a collaboré avec l’avionneur Airbus et le courtier Marsh pour développer une solution d’assurance contre le risque de non-paiement spécifiquement adaptée au secteur aéronautique. La plateforme Balthazar Finance, soutenue par un consortium d’assureurs spécialisés de premier rang, offre aux banques partenaires d’Airbus, d’ATR, des motoristes et de certaines opérations de financement, une couverture à 100 % contre le risque de non-paiement, pouvant aller jusqu’à douze ans.

Les transactions étant pilotées par les établissements financiers, Balthazar Finance apporte plusieurs avantages clés aux prêteurs. La plateforme s’adapte à différentes structures de financement et peut s’appuyer sur une documentation existante, permettant de simplifier les processus et de réduire les coûts. Par ailleurs, le processus de souscription est à la fois transparent et rapide, avec des délais pouvant être ramenés à trois ou quatre semaines entre l’opportunité et la finalisation de l’opération.

Balthazar Finance offre aux compagnies aériennes et aux sociétés de leasing, des sources de financement supplémentaires, compétitifs et de long terme, avec une prime d’assurance le plus souvent également financée.

Accompagner la croissance et l’innovation

Depuis le lancement de la plateforme, AXA XL joue un rôle central au sein de Balthazar Finance. En apportant des couvertures long terme contre le risque de non-paiement, jusqu’à 150 millions de dollars par transaction, AXA XL apporte aux banques et loueurs un certain niveau de certitude dans un environnement incertain et soutient une continuité à travers les cycles, sur des marchés volatiles. 

À ce jour, plus de 5,6 milliards de dollars de capacités d’assurance ont été déployés via la plateforme Balthazar Finance à travers 82 transactions, avec un milliard de dollars supplémentaire attendu en 2026. La solution est désormais connue et reconnue dans l’industrie du financement aéronautique, avec au moins vingt opérations récompensées par des prix décernés par des professionnels du secteur.

Le portefeuille couvre à la fois des avions long-courriers et des monocouloirs, auprès de multiples emprunteurs et dans différentes zones géographiques. À mesure que les compagnies intensifient leurs investissements dans de nouveaux appareils, la demande pour des solutions d’assurance contre le risque de non-paiement devrait continuer de croître.

Chez AXA XL, nous sommes convaincus que le marché de l’assurance a un rôle clé à jouer pour permettre au secteur aérien de réaliser son potentiel de croissance et d’investir dans la prochaine génération d’avions, plus sobres sur le plan environnemental et plus performants. La croissance a besoin de stabilité, la décarbonation doit être finançable, et l’assurance, dont AXA XL, contribue à sécuriser des engagements de long terme au service de l’industrie.

Pour contacter l’auteur de cet article, merci de compléter le formulaire ci-dessous.

Prénom (champ obligatoire)
Nom (champ obligatoire)
Sélectionnez votre pays
adresse email incorrecte Adresse email (champ obligatoire)
 
Invalid Captcha
S'abonner

Plus d’articles

S'abonner à Fast Fast Forward